Trema

Du 29 avril au 4 mai 2015, l’Abbaye royale de Saint-Riquier accueille quatre artistes en résidence.

Barbara Eliask est danseuse et chorégraphe. En 2012, elle crée TREMA, une association qui assure la création, la production et la diffusion de pièces chorégraphiques, et qui travaille à la diffusion des pratiques artistiques et somatiques dans des milieux très divers, comme par exemple : écoles, lycées, Ehpad, crèches ou encore centres sociaux et culturels.

Afin de créer et développer ses projets, elle fait appel à des personnes de compétences variées comme des artistes chorégraphiques, danseurs, musiciens, réalisateurs…

Depuis quelques temps, Barbara Eliask développe des projets sur la peau et le toucher. Ainsi, le 19 septembre prochain, elle présentera son spectacle Matières, une création sur le thème de la vibration.

Co-produite avec l’Abbaye, cette pièce est une collaboration artistique entre une danseuse et un violoncelliste, Gaspar Claus, également en résidence à l’Abbaye.

Photo pour articleSeuls Gaspar Claus et Barbara Eliask seront sur scène.

Actuellement en répétition à l’Abbaye, ils sont accompagnés de Marie-Cécile Paris, collaboratrice artistique, et de Janet Amato, préparatrice corporelle. Toutes les deux sont là pour apporter conseils et propositions.

Barbara Eliask raconte la genèse de cette pièce : « Partant du principe que notre corps est composé de 70% d’eau environ, et que l’eau est très sensible à la vibration, il m’a semblé intéressant d’explorer l’impact des vibrations produites par un violoncelle dans mon propre corps afin de créer des nouvelles formes de relation entre corps, son, mouvement et l’espace ».  

« Quel rapport verrons-nous s’établir entre ces deux corps, dans l’arène scénique, chacun avec leurs armes ? L’un fait de vibration et l’autre, de mouvements. Quelle différence y a-t-il entre un mouvement et une vibration? C’est ce que nous explorerons avec Barbara lors des résidences et représentations à venir, partant d’un corps vibrant, et d’un corps mouvant », explique Gaspar Claus.

La pièce se veut également très spontanée. « Il y a beaucoup d’improvisation », confirme Barbara Eliask. « Nous partons de l’improvisation pour aller vers la construction», renchérit Marie-Cécile Paris. « Nous laissons le spectacle et sa création très ouverts, conclut Barbara Eliask. Mais l'improvisation est présente pour nous permettre d'écrire la pièce et non pas comme forme finale ».

Tous les quatre reviendront le 14 septembre prochain pour les ultimes réglages avant la représentation.
 

Matières
Production : TREMA
Co-Production : Abbaye royale de Saint-Riquier – Baie de Somme
Avec le soutien de :
DRAC Picardie au titre d’aide au projet, Conseil Régional de Picardie, Studio 50 à Caen (accueil en résidence), Centre Chorégraphique National de Caen (hébergement) et Abbaye royale de Saint Riquier - Baie de Somme – Centre Culturel de Rencontre (accueil en résidence).