Mardi 4 juillet

18 h 30

 
 

Just a Trio

Le contrebassiste Piet Verbist, après avoir reçu le premier prix « musicien de jazz » du Conservatoire de Bruxelles rejoint, parce que très demandé, de nombreuses formations. Bram Weijters a suivi un double cursus de piano et de percussions avant de se tourner vers le jazz, en passant par le rock. Lionel Beuvens après une formation de percussionniste classique, s’oriente vite vers la pratique du jazz.
« Des promesses de pulsations, des rythmes brillants, une précision inouïe…
une sonorité claire qui joue avec les nerfs. »

 

 

21 h

  Le Concert Spirituel
Direction - Hervé Niquet

Messe des morts pour Marie-Antoinette - Charles-Henri Plantade
Méditation religieuse - Hector Berlioz
Requiem en ut mineur à la mémoire de Louis XVI - Luigi Cherubini

Cette année, Le Concert Spirituel fête ses 30 ans… Coïncidence curieuse, cet espace de 30 années est le même que celui qui sépare les exécutions de Louis XVI et de Marie Antoinette… de la création de la Messe des Morts de Plantade.

C’est en effet en 1823 que Charles-Henri Plantade (1764-1839), ancien membre de la Chapelle royale de Versailles et musicien aimé de la défunte reine, propose cette Messe des Morts, composée sans doute quelques temps auparavant, mais réécrite pour cette occasion avec une touchante tendresse.

Quant à la Messe de Luigi Cherubini (1760-1842), elle a été commandée par Louis XVIII dès le commencement de la Restauration de la monarchie, en 1815… même s’il existe des esquisses antérieures. Elle a été jouée pour la première fois à la mémoire de Louis XVI à la Basilique Saint-Denis le 21 janvier 1816, jour anniversaire de la décapitation du roi.

Cherubini, avant la révolution, avait été directeur du Théâtre de Monsieur… Monsieur qui, devenu Louis XVIII, s’est naturellement tourné vers son ancien maître de musique pour lui passer commande de cette oeuvre à la palette sonore très sombre. Elle reflète bien l’esprit des grandes cérémonies funèbres que le souverain multipliera au fil de son règne.

La Méditation religeuse, d’Hector Berlioz (1803-1869) est d’une autre nature. On est cependant frappé d’une certaine « théâtralité orchestrale », héritage que Berlioz n’a jamais renié, même si le compositeur, de sensibilité romantique, regardait avec un certain mépris « les vieux culs desséchés » de l’Ancien Régime ressasser leurs douleurs…


Production Bru Zane France



 

Rosso