Dimanche 6 septembre • 18 h

L'après-midi d'un faune

 

À partir de l’époque romantique,
l’expressivité colorée du piano est
l’outil idéal pour traduire les états
d’âme de l’artiste. Le monde animalier
devient l’interlocuteur ou le dépositaire
de ses émotions. S’éloignant de la
paraphrase convenue du claveciniste,
le pianiste entre dans un dialogue avec
un animal virtuel, promu au rang de
confident. La distance entre les deux
mondes s’estompe, bouleversée par ce
rapport nouveau à la nature qui réunit
tous les êtres vivants. Les titres des
oeuvres ne sont que prétextes formels
à l’épanchement poétique de l’âme du
musicien, que l’on évoque ou non un
quelconque volatile, que l’on inscrive
Fantaisie ou Sonate en haut du feuillet.
Ce n’est qu’au XXe – néoclassique – que
l’animal est à nouveau dépeint sous
ses aspects pittoresques, parfois avec
espièglerie.

Depuis Melbourne, Elyane Laussade a
conçu ce programme qui retrace cette
continuité temporelle et sensible,
mélangeant intimement l’âme de la
faune à celle de l’homme.

Louis-Claude Daquin (1694 - 1772)  

Le coucou

 
   
Robert Schumann (1810 - 1856)  

Fantaisie – Opus 17

 
   
Franz Schubert / Franz Liszt (1811 - 1866)  

Hark, hark, the lark (Chante l’alouette)

 
   
Mili Balakirev (1837 - 1910), d’après Glinka  

L’alouette

 
   
Frédéric Chopin (1810 - 1849)  

Nocturne – Opus 15, N°2

 

 

 
Enrique Granados (1867 - 1916)  
La jeune fille et le rossignol  
   
Frédéric Chopin (1810 - 1849)  
Fantaisie impromptu – Opus 66  
   
Franz Schubert (1797 - 1828)  
Sonate en La majeur – Opus 120  
   
Aaron Copland (1900 - 1990)  
Le chat et la souris  
   
Edward Elzear « Zez » Confrey (1875 - 1971)  
Chaton sur les touches  

Elyane Laussade – Piano

06 09