Campagne de fouilles à l'Abbaye
du lundi 10 au samedi 15 octobre 2016

Entree d un souterrain decouvert en avril 2016 abbaye royale de saint riquier 2A compter du lundi 10 et jusqu’au samedi 15 octobre 2016, l’Abbaye royale de Saint-Riquier ouvre une première campagne de fouilles archéologiques. En effet, un quart de siècle après la découverte de Nithard, - comte-abbé de Saint-Riquier, premier écrivain de langue française (Serments de Strasbourg, 842) et petit-fils de Charlemagne - sous le porche de l’Abbatiale, les fouilles vont de nouveau reprendre.

Ce sont les jeunes du Lycée agricole de la Baie de Somme qui, aux côtés du jardinier de l’Abbaye, à l’occasion de travaux de plantation, ont découvert dans le cloître de l’Abbaye, un affaissement et l’entrée d’un souterrain. Des crânes étaient là…

Ce chantier sera dirigé par Christian Sapin, directeur de recherche émérite au CNRS et professeur associé à l’Université de Liège, en collaboration avec le Centre d’études médiévales d’Auxerre. L’équipe composée, outre de Christian Sapin, d’un archéologue et d’un dessinateur-topographe, procédera à un ensemble de relevés archéologiques et stratigraphiques, en plan et en élévation. Dans un premier temps, l’accent sera mis sur le périmèrtre situé autour du chevet de l’Abbatiale. Il s’agira, notamment, de vérifier, par des fouilles, les relevés effectués il y a près de trente ans par Honoré Bernard au vu des plans actuels des édifices.

Entree d un souterrain decouvert en avril 2016 abbaye royale de saint riquier 3Véritable conservatoire de vestiges mérovingiens et carolingiens, le sous-sol de l’Abbaye royale de Saint-Riquier est loin d’avoir révélé tous ses secrets. En effet, les églises successives ont été érigées sur les mêmes lieux.

« L’Abbaye royale de Saint-Riquier, est un site de référence, tout comme Germigny-des-Prés et Aix-la-Chapelle », se plaît à souligner Christian Sapin. Haut-lieu de création culturelle et artistique à l’époque carolingienne, l’Abbaye recèle un patrimoine architectural et historique exceptionnel.

C’est pourquoi, toujours en liaison avec le pôle patrimoine et architecture de la DRAC Hauts-de-France, un programme de fouilles, cette fois pluriannuel, sera engagé dès 2017.

Les résultats de ces recherches nourriront, par ailleurs, les contenus du futur centre d’interprétation du monument qui sera proposé aux publics dès la fin de 2017.