Edito

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Photo edito mme potieLe Festival, désormais directement organisé par le Centre Culturel de Rencontre, participe pleinement de la « renaissance de l’Abbaye » ainsi que le titrait judicieusement France 3 Picardie dans un récent documentaire.

En effet, depuis maintenant trois années, la démarche culturelle, artistique, touristique et patrimoniale proposée par le CCR et qu’accompagnent les partenaires institutionnels et privés rassemblés au sein de notre conseil d’administration, ne cesse d’élargir en quantité et en diversité, mais aussi de renforcer en exigence, les manifestations et productions de l’Abbaye royale.

Notre volonté d’ouvrir l’Abbaye à tous les publics, y compris également aux personnes qui semblent les plus éloignées de la culture, s’est traduite en 2014 par une augmentation significative (plus d’un tiers) de la fréquentation de ce site plus que millénaire.

Confiée à Hervé Niquet depuis l’an dernier, la programmation musicale incarne et porte cette renaissance.

Cette année encore, outre les mélomanes et les fidèles festivaliers , dont certains le sont depuis les tout débuts de cette manifestation voilà plus de trente ans, ce sont des touristes, de jeunes publics, des amateurs d’art contemporain, des passionnés du patrimoine qui, toute la journée, en ce début d’été, en présence de plusieurs centaines d’artistes (musiciens, plasticiens, artistes numériques, photographes, conteurs…) feront vibrer l’Abbatiale, l’Abbaye et son parc pour notre plus
grand enchantement.

Afin d’être au rendez-vous de cet événement culturel, qui attire désormais des publics venus de bien au-delà des limites de la Picardie et des régions proches, les équipes de l’Abbaye se sont mobilisées, durant toute l’année, pour accueillir chacun mieux encore et pour offrir aux visiteurs, aux auditeurs et aux spectateurs, comme aux artistes, une ambiance digne du prestigieux festival que mérite ce très haut lieu de l’Histoire, de l’esprit et de la création artistique.

Emotion et réflexion animent ces pierres, cette architecture, et prolongent la rumeur venue du fond des temps.

Anne Potié
Directrice générale

 

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Comme il est triste d’être triste !!! Niquet h
Je comprends pourquoi les moines de Saint-Riquier ont construit cette montagne de lumière qu’est cette abbatiale translucide et rassurante. Nulle grandiloquence en cet ouvrage mais un trait sûr et doux, j’allais dire : picard !!! Il est impossible de s’y tenir sans recevoir dans le dos une grande claque vous donnant envie d’être frais et joyeux !
Comme notre festival l’an passé...

Le mélange de la flamiche aux poireaux et du Requiem de Fauré, le p’tit coup d’cidre après la 9e de Beethoven ont eu vite fait de nous remettre sur le chemin du bonheur souriant qu’il serait sage de ne jamais quitter. Pour moi, c’est ça un festival :
un « accumoncellement » de souvenirs heureux qui nous tiennent toute l’année jusqu’à la prochaine édition. Alors j’ai mis au menu des plats qu’il ne faudrait jamais présenter ensemble sous peine de voir les gourmands dévaster la vitrine...

Comme il ne fait aucun doute que l’acoustique superbe du vaisseau royal accueillera généreusement tous ces auteurs, j’ai convié Beethoven et sa Pastorale, Mendelssohn et son Songe d’une nuit d’été, Haendel et son Messie, Brahms et son Requiem, la Reyne de France et ses funérailles lullyesques. Une reine n’arrivant jamais seule, Dame Felicity Lott nous fait l’honneur de venir avec Mahler et Offenbach, excusez du peu.
« Mais dans la journée ? » me direz-vous, « que se passera-t-il ? »
Oh, trois fois rien !!!
Les Chantres, toutes les heures sonnées, le jazz, dans cette grange dont tous les jazzmen parlent depuis l’an dernier, Yannick Jaulin, le meilleur des conteurs français et deux de ses amis musiciens japonais en notre théâtre, les répétitions pour les curieux gourmands, les inoubliables complies avec la procession sous le soleil bleu de Jacques Rouveyrollis. Bref, des souvenirs pour toute la saison.

Si vous saviez comme nous avons hâte de vous accueillir en juillet avec notre « aboyeur » qui vous contera, en picard, chaque soirée. Venez donc à Saint-Riquier. Non seulement il n’y pleut jamais, mais surtout, on y est jamais triste.

Hervé Niquet
Directeur artistique du Festival

 

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