3 questions à Evelyne Artaud

Présentez-vous en quelques mots. Qui êtes-vous ?

Je suis Parisienne, je vis à Montreuil, dans un quartier populaire du département de la Seine-Saint Denis. J’ai suivi des études de philosophie.

Que faites-vous ? Quelle est votre spécialité ?

Je suis critique d’art. Cela consiste à écrire sur l’art, dans les journaux ou dans des livres. Peu à peu, ce métier a évolué. Je ne voulais plus seulement être juge, je voulais également être un acteur à part entière. J’ai commencé à enseigner, j’ai tenu une galerie, je suis éditeur. Toujours par rapport à l’art. Et surtout l’art contemporain.

Evelyne artaud commissaire d expo cloitre 09 04 15 2

Vous êtes, avec Jean-Pierre Balpe, un des commissaires d’exposition d’Anima/Animal. En quoi cela consiste-t-il ?

D’habitude, le travail commence par le choix du thème. Pour Anima/Animal, il était déjà défini. J’ai donc commencé à réfléchir, à me renseigner, à lire énormément sur ce thème.
Je me suis demandé quels étaient les différents points de vue sur la question que pose la thématique d’Anima/Animal, à savoir : quelle est la frontière entre Anima (l’esprit, l’âme, le souffle) et Animal ? Et justement, trouver des points de vue ne répond pas à la question mais, au contraire, continue d’interroger.
Puis, il faut trouver les œuvres, qui posent elles-mêmes des questions. Il y a eu à la fois des commandes de notre part et des propositions des artistes eux-mêmes.
Une fois les œuvres sélectionnées, il faut se pencher sur la scénographie. L’exposition doit non seulement avoir du sens mais aussi une forme.
La scénographie est différente selon les lieux d’exposition. Et puis, la disposition n’est pas une volonté personnelle. Je ne suis pas là à dire : « Je veux telle œuvre à tel endroit ». C’est davantage : « Oui, à cet endroit, ça marche, c’est pertinent ».