3 questions à Eric Vernhes

Présentez-vous en quelques mots. Qui êtes-vous ?

Je suis originaire d’Auvergne, de Clermont-Ferrand plus précisément. Aujourd’hui, je vis à Paris. J’ai un atelier à Romainville, en Seine-Saint-Denis.
Avant d’être artiste, j’ai commencé par être architecte. Ensuite, j’ai fait du cinéma. J’ai été l’assistant d’un producteur puis j’ai monté une boîte de production. Je touche aussi beaucoup à la musique. Je concevais toutes les musiques de mes films.

Que faites-vous ? Quelle est votre spécialité ?

C’est assez difficile à définir mais je dirais que je suis un artiste numérique. Je crée des installations à la fois visuelles et sonores. J’essaie au maximum d’allier sons, images et textes. Je crée pour des collectionneurs, pour des musées ou encore pour des salons internationaux.
Mes œuvres ont, bien sûr, non seulement un sens mais proposent une réflexion sur quelque chose.

Eric vernhes artiste numerique salle d expo 13 04 15 2

C’est le moment de parler de votre contribution à l’exposition Anima/Animal. Quelle est-elle ?

C’est une œuvre qui s’appelle Gerridae. Cela signifie « araignée d’eau » en latin.
Un écran est accroché au mur. On y perçoit des fragments graphiques qui représentent, en fait, le mouvement des araignées d’eau à la surface de l’eau.
Si on s’approche et effleure le cadre, ces mouvements se stabilisent et s’assemblent en une proposition aléatoire et, si on le souhaite, divinatoire.
C’est un clin d’œil aux interprétations que certains font de tout ce que la nature offre : du vol des oiseaux au nombre de pétales sur une pâquerette.

Par ailleurs, j’ai conçu, en collaboration avec Jean-Pierre Balpe et Michel Jaffrenou, Monstrueux Monstres, une œuvre interactive.